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  Le PDDEB
 
Le PDDEB est une politique sectorielle de développement du système éducatif de base pour les dix prochaines années (2001-2010). Il privilégie l’approche programme avec une gestion axée sur les résultats.
Cette option se justifie par les faits suivants :
·         L’imputabilité des pays bénéficiaires dans l’atteinte des objectifs ;
·         La participation effective des populations bénéficiaires dans la mise en œuvre des actions de développement (planification – exécution – suivi/évaluation) ;
·         Le renforcement progressif des compétences locales en vue d’un réel transfert de compétences ;
·         Le développement du leadership à tous les niveaux.
Le PDDEB a été élaboré sur la base de l’approche participative dont le processus a été long. Le MEBA a bénéficié de l’intervention de plusieurs consultants et experts tant au niveau local qu’au niveau international.
Le cadrage macro-économique a fait l’objet d’une analyse exhaustive et pertinente conduisant à faire des arbitrages entre les objectifs et les moyens de mise en œuvre. Ce qui a permis de disposer d’un plan crédible et réaliste fondé sur des choix stratégiques telles que:
·         L’augmentation les ressources publiques allouées à l’éducation de base pour atteindre 20% en 2010 afin de concrétiser la priorité accordée à ce sous- secteur.
·         La recherche d’une meilleure pertinence dans les orientations et les modalités d’intervention de l’aide extérieure, ainsi que sa coordination par le ministère.
·         L’amélioration de la prise de décision par la mise en place d’un dispositif opérationnel d’information, d’évaluation et par le développement de la recherche en éducation surtout la recherche-action.
·         La poursuite de l’effort d’amélioration de la qualité et de l’efficacité du système éducatif de base, la réduction des redoublements, l’augmentation du temps d’apprentissage, la dotation d’un manuel de lecture par élève et d’un livret d’alphabétisation par apprenant, la révision des programmes, l’amélioration du dispositif de formation des animateurs et superviseurs etc.
·         La poursuivre de la rentabilisation des infrastructures existantes : extension des classes à double flux (CDF), et surtout des classes multigrades (CMG) à pratiquement toutes les écoles à trois classes, utilisation des infrastructures scolaires pour la mise en œuvre des campagnes d’alphabétisation adaptées.
·         L’amélioration de la gestion des personnels enseignants : gestion des carrières, conditions d’exercice du métier, redéfinition des différentes fonctions de gestion au niveau du ministère dans le cadre de la décentralisation.
·         La poursuite de l’effort de réduction des coûts des constructions et équipements scolaires avec une participation plus importante des communautés.
·         La mise en place de vraies possibilités d’auto-éducation avec l’introduction de changements significatifs au niveau des écoles : introduction des langues nationales, élaboration d’un programme noyau commun, diversification des formules d’éducation (écoles franco-arabes, écoles satellites, centres d’éducation de base non formelle (CEBNF), centres permanents d’alphabétisation et de formation (CPAF), centres d’alphabétisation des petits).
·         Le renforcement la prise en charge de l’éducation de base par les collectivités locales. Les mesures de décentralisation et de déconcentration se poursuivront avec de nouvelles responsabilités aux directions régionales. Le Ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation (MEBA) assure un rôle de concepteur, de régulateur, de catalyseur, des initiatives locales, de garant de la qualité, d’élaboration et de diffusion des grandes orientations, des principes d’action et des stratégies à privilégier en matière de développement de l’enseignement de base.

Le PDDEB poursuit les objectifs suivants :
·         Porter le taux de scolarisation à 70% en 2010, avec un effort particulier en faveur des filles et des zones rurales les plus défavorisées ;
·         Diversifier les formules d’éducation de base telles que les écoles satellites, les centres d’éducation de base non formelle (CEBNF), les écoles franco-arabes, les centres « d’alphabétisation des petits » ;
·         amener le taux d’alphabétisation à 40% en 2010 par le développement et la diversification des actions d’alphabétisation ;
·         Améliorer la qualité, la pertinence et l’efficacité de l’éducation de base par la formation des personnels d’enseignement et d’encadrement, l’amélioration des conditions d’enseignement/apprentissage, la mise en place de projets d’écoles et un contrôle permanent de la qualité ;
·         Diversifier les actions de post-alphabétisation en langues nationales et en français pour mieux assurer la formation-information des alphabétisés et créer un environnement lettré, propice au développement de l’éducation de base ;
·         Renforcer les capacités de pilotage et de gestion du MEBA par la formation des personnels, le développement de l’information et de la recherche appliquée, la mise en place d’un dispositif opérationnel de suivi/évaluation des projets et programmes.


STRATEGIE DE MISE EN OEUVRE du PDDEB
Dans la dynamique de la décentralisation, le PDDEB sera exécuté sur la base de plan d’action annuel provincial qui prend en compte tous les besoins éducatifs de base en concertation avec l’ensemble de la société civile à l’échelon provincial.
Les commissions d’attribution des marchés au niveau provincial seront habilitées à traiter des questions de passation des marchés conformément aux manuels de procédures en vigueur.
Le PDDEB s’exécute en 4 phases successives et glissantes.
La phase 1 de 4 ans initialement prévue pour la période 2001-2005 et aujourd’hui reprogrammée pour la période 2002-2006 vise les résultats ci-après :
·         Accroître le taux de scolarisation de 42% en 2001 à 56% en 2005 ;
·         Augmenter le taux d’inscription au CP1 de 43% à 61% ;
·         Améliorer le taux d’achèvement des élèves du primaire (ceux qui terminent leurs études primaires) de 58% à 67 % ;
·         Accroître le taux d’alphabétisation de 22% à 32% ;
·         Améliorer le taux de promotion qui passera de 82% à 85% ;
·         Faire construire 3180 nouvelles classes et des logements de maître ;
·         Reconstruire 350 salles de classes construites en matériaux provisoires et autant de logements si besoin en est ;
·         Construire 200 salles à Ouagadougou et Bobo au bénéfice des promoteurs de l’enseignement privé ;
·         Imprimer et distribuer aux élèves des écoles publiques et privées 4,5 millions de livres ;
·         88 000 guides pédagogiques seront produits au bénéfice des enseignants ;
·         Fournir aux écoles publiques et privées 4 500 lots de livres de référence.
 
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